Peindre à la gouache sur mes chemins d’enfance en Basse-Normandie
Je connais la Basse-Normandie depuis l’enfance. J’y ai passé mes vacances, j’en connais certains chemins, certaines campagnes, et j’y reviens encore régulièrement. Pourtant, lorsque j’y pose aujourd’hui ma boîte de gouache, je ne cherche pas vraiment à peindre la Normandie.
Je ne me suis d’ailleurs guère attaqué à ses images les plus célèbres. Le Mont-Saint-Michel, les grandes plages, les ports de carte postale ou les vastes panoramas maritimes sont restés pour l’instant assez loin de mes carnets.
Mes peintures parlent davantage de campagne. Une maison derrière quelques arbres, un champ, une route qui disparaît, une fenêtre qui accroche la lumière, quelques bâtiments pris dans une masse de verdure. Et puis, lorsqu’on arrive à Granville, quelques bateaux en cale sèche et les traces laissées par la mer sur les objets qui vivent autour d’elle.
Huit gouaches pour l’instant. Certainement pas huit images capables de résumer une région.
Ce sont plutôt huit moments où, pour une raison pas toujours très claire, j’ai eu envie de m’arrêter et de regarder plus longtemps.








